Cette semaine, focus sur une nouvelle affiche sur Hello Clermont: l’affiche Douze Phares de Bretagne et de la Manche. Vive l’air marin!

Cela fait déjà quelques semaines que je vous avais parlé d’une autre affiche illustrée sur les phares de France: Phares de Bretagne 🌊. C’était d’ailleurs l’occasion d’en apprendre un peu plus sur ces bâtiments qui bordent la façade océane de notre beau pays.

Avez-vous déjà entendu parler du Grand Léjon? Ou du phare de Ouistreham? Cette fois nous allons vous parler des phares de Normandie et de la Manche, un peu plus au nord.

Le phare une invention de l’Antiquité… encore utilisée de nos jours

Ces grands bâtiments, tellement typiques, nous semblent être là depuis toujours… Et ce n’est peut-être pas si faux! Les phares sont utilisés depuis l’Antiquité: ce sont les Grecs, peuple navigateur, qui en ont fait grand usage. Le mot phare vient d’ailleurs de Pharos, l’île en face d’Alexandrie en Egypte, où s’élevait le Phare d’Alexandrie, une des 7 merveilles du monde!

Les phares des côtes normandes sont loin d’être aussi vieux, ni aussi monumentaux que leur lointain ancêtre… ils gardent malgré tout un côté complètement fascinant. Et certains sont de vénérables grands-pères: le phare de Cordouan (qui figure sur une autre affiche Douze Phares de France) a fêté en 2011 son 400e anniversaire 🤯 Les phares de la Manche sont un peu plus jeunes: leur construction varie entre 1835 pour le phare de Gatteville-Barfleur, près de Cherbourg, et 1951 pour le phare d’Ault, dans la Somme.

Les phares de France sont bien mieux équipés que leurs antiques prédécesseurs. Si les anciens Grecs entretenaient nuit et jour un grand feu qui ne devait jamais s’éteindre, les ingénieurs européens ont amélioré le concept. Une source lumineuse, approvisionnée en gaz puis en électricité pouvait guider les bateaux sur plusieurs kilomètres. Grâce à l’invention de la lentille de Fresnel en 1822, cette lumière peut être portée encore bien plus loin; l’invention, qui s’est exportée aux quatre coins du monde, équipe bien sûr tous les phares que nous connaissons aujourd’hui.

phare du Portugal et mouettes
…une invention bien pratique qui équipe aussi ce phare près de Porto au Portugal 😉

Grâce à cette invention, le nombre de naufrages en France diminue fortement: de 161 par an à 39 en moins de vingt ans! La France sera le premier pays d’Europe à électrifier ses phares. A l’époque, la technique est très coûteuse. Le phare du Cap Gris-Nez dans le Pas-de-Calais a été un des premiers phares électrifiés, en 1869!

Des témoignages du passé en péril

Les phares ont donc gardé une grande utilité pendant des siècles, et ont accompagné les marins sur leur route du retour. L’électrification des phares à partir de la fin du 19e siècle commence à marquer la fin d’une époque: celle des gardiens de phares. On va désormais réserver ce poste aux phares les plus éloignés ou les plus difficiles d’accès. En parallèle, les routes commerciales et les navires changent, et dès le début du 20e siècle, plusieurs phares sont déjà déclassés.

Les gardiens de phare se consacrent désormais aux phares les plus difficiles d’accès, comme en Bretagne celui de Ar-Men, ou bien celui de Cordouan dans l’estuaire de la Gironde. Avec l’électricité, il n’est plus nécessaire de maintenir une veille humaine en cas de défaillance technique!

L’automatisation des phares va cependant signer la fin de ce métier très dur et extrêmement solitaire. Malgré tout, une grande partie des phares de France resteront habités… jusqu’aux années 1990! C’est le phare de Cordouan qui sera le dernier phare habité en France.

Aujourd’hui, plusieurs phares désaffectés sont réhabilités en gîtes ou en hôtels. Certains phares, plus touristiques, peuvent être régulièrement entretenus: classés parfois aux Monuments historiques, ils peuvent ainsi bénéficier d’une deuxième jeunesse. Malgré tout, une grande partie de ce patrimoine maritime est en péril, et bien des phares nécessitent de très coûteuses réparations.

trois cadres accrochés au dessus d'un banc en bois

Une affiche Alone in Nature en hommage aux phares de la Manche

Le designer Mickaël Merley nous propose cette fois encore une affiche pour rendre hommage à douze phares emblématiques de la Manche et de la Bretagne.

Cette affiche de la série Alone in Nature peut s’acheter seule, mais aussi en duo ou en trio avec ses deux sœurs: les Phares de Bretagne et les Phares de l’Atlantique. On y retrouvera les phares de Calais (55 mètres de haut) et de Dunkerque (63 mètres), situés en Picardie

Côté breton il y aura le phare de Triagoz, au large de Perros-Guirrec, et le Grand Léjon et ses grandes bandes rouges dans la baie de Saint-Brieuc. Depuis les remparts de Saint-Malo on reconnaitra la silhouette du Phare du Grand Jardin, et dans la baie du Mont-Saint-Michel, Normands et Bretons verront la Pierre de Herpin du haut de ses vingt mètres de hauteur…

Les Normands ne sont pas en reste: cette affiche vous présente les phares de Ouistreham, celui de la Hève (à la Hague), ou bien, près de Cherbourg, celui de Gatteville et ses 78 mètres de granit rose.

Pour finir, les phares de la Manche et de la Somme méritent leur présence sur cette illustration: y sont également représentés le phare de Feu de St-Pol de Dunkerque, et celui d’Ault, le plus récent (1951) à quelques encâblées de la baie de Somme.

Des affiches soignées jusqu’au moindre petit détail

Vous retrouverez sur cette affiche différentes informations sur chaque phare: sa hauteur, sa date de construction, mais aussi un schéma bizarre: c’est le signal lumineux émis par chaque phare!

Les illustrations sont détaillées et soignées, et nous sommes heureux à Hello Clermont de vous proposer cette illustration originale, qui mettra en avant les phares de la Manche, de la Bretagne et de la Normandie! 🥰

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